lutin

S’en aller doucement, laisser filer au ciel les nuages en dentelles, et marcher lentement en longeant le ruisseau.
Penser à l’enfant, cette petite fille qui plongeait son regard dans l’infini du ciel.
Penser à cet enfant, mon fils,  pensant qu’il pouvait être le rêve d’un plus grand que lui.
Entendre encore la voix ferme et tranquille des anciens étudiants parler de l’avenir,  avec au cœur l’espoir qu’il se tisse de nos mains réunies.
Lire avec effarement les insultes.
Entendre ces cris surgis d’entrailles nauséabondes d’hystériques sur pattes.
Se dire décidément qu’Héloïse, la douce,  avec ses pinceaux blancs a choisi la meilleure part : celle du rêve et des oiseaux.
Ô pouvoir toujours s’émerveiller  du nuage tout ourlé de lumière.  
Et éclater de rire en voyant les lutins se disputer là-haut.

 

MC 27 avril 2017